• Neuvaine à l'Immaculée-Conception

    L'annonciation

     

    Neuvaine à l'Immaculée-Conception  Par un libre décret de sa sagesse, Dieu avait éternellement décidé que le mystère du Christ nese réaliserait qu'avec le consentement de celle qui devait être "l'aide du nouvel Adam" : en donnant cette libre adhésion,Maire entra dans ce mystère comme coopératrice et nous mérita véritablement la grâce. La réponse qu'elle donne...

     La réponse qu'elle donne au messager de Dieu : Ecce ancilla Domini, fiat mihi secundum verbum tuum, est une parole d'obéissance, certes, mais plus encore, une parole de résolution et d'autorité. Tant qu'elle n'a pas consenti, tout demeure en suspens. Les conseils éternels ne s'accompliront que par le oui qu'elle peut dire ou retenir. Ce oui prononcé, le nouvel ordre surnaturel commence. Parole humble, son fiat, mais puissante et immense, que nous pouvons comparer au fiat de la création : celui-ci nous avait fait homme, par celui-là nous deviendrons membre du Verbe incarné, fils adoptifs de Dieu.

      Ce fiat de Marie est l'acte le plus souverain qu'elle ait accompli. Elle fait entrer Notre Dame dans l'accomplissement des mystères divins. Le mystère de l'incarnation ne pourra désormais se développer sans elle : par elle, Dieu va accomplir son grand mystère, celui "qui fait éclater la gloire de la grâce", le mystère du Christ, c'est à dire le Christ en nous. Quand Dieu voudra se donner aux créatures, il lefera par Marie, intermédiaire de la vie divine. Les oeuvres d'union, les œuvres d'amour, la diffusion de la grâce, Dieu les fera par Marie.

      Maire le savait. une lumière prophétique lui montre tout le mystère de son Fils, et elle s'y livre sans réserves. "Elle sait, elle le sent, elle voit où Dieu l'attire, l'appelle et l'élève, et elle entre dans ce divin état pleine de grâces, de lumière et de désir de servir Dieu en ce haut ministère (Bérulle, vie de Jésus, ch XV.)."

      Sans doute ne connaît-elle pas, dès cette heure, les faits particulier, les circonstances secondaires de la vie de son Fils, mais elle en voit clairement l'essentiel, le principe et la fin. Elle sait, selon les paroles de l'ange, non seulement qu'il est "Fils du Très-Haut", et qu'elle aura la gloire d'être Mère de Dieu, mais qu'elle l'appellera "Jésus", c'est à dire Sauveur, et qu'elle devra le donner pour le salut des hommes. Le grand dessein fr Dieu lui apparaît : la diffusion de la vie divine par son Fils.

      Est-il possible d'en douter ? Toute la tradition l'affirme. Notre Dame lisait assidûment les Sainte Ecritures, dont l'Esprit-Saint lui découvrait les profondeurs. Elle ne pouvait ignorer le grand dessein si souvent annoncé par les prophètes : les noces mystérieuses que le Seigneur voulait contracter avec la nature humaine : "je t'ai aimé d'un amour éternel, faisait-il dire par Jérémie, XXXI, 3; aussi ai-je prolongé pour toi la miséricorde." Et par Osée, II, 19 : "je t'épouserai pour toujours dans la justice et le jugement, dans la grâce et dans la tendresse, je t'épouserai dans la fidélité."

      De ces textes et de bien d'autres, Notre Dame pénétrait le sens profond, et elle savait que le Messie, son Fils, serait l'époux de ces noces mystérieuses prédites dans le Cantique, et déjà, dans son cœur, elle aimait d'un même amour son Fils et ceux qu'il devait s'unir si étroitement. Si, peu de temps après, saint Paul a connu avec tant de clarté ce mystère de l'union du christ avec ses membres, de quelles clartés ce mystère était illuminé aux yeux de Notre Dame, qui devait y tenir place si incomparablement plus parfaite, que son Fils serait la tête d'un corps immense et que le mystère de l'Incarnation ne s'achèverait pas en un instant dans son sein, mais qu'il s'accomplirait jusqu'à la fin de temps par la formation des membres du Christ.


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